Please use this identifier to cite or link to this item: https://doi.org/10.21256/zhaw-3562
Title: La grammaire de constructions : un atout pour la formation du traducteur?
Authors : Delorme Benites, Alice
Published in : Doing Applied Linguistics
Pages : 60
Pages to: 70
Editors of the parent work: Perrin, Daniel
Kleinberger, Ulla
Publisher / Ed. Institution : de Gruyter
Publisher / Ed. Institution: Berlin
Issue Date: 2017
Language : Französisch / French
Subjects : Grammaire de construction; Traduction; Didactique; Traductologie
Subject (DDC) : 415: Grammatik / Grammar
418.0071: Sprachdidaktik / Language teaching
418.02: Translationswissenschaft / Translating & interpreting
Abstract: Le présent article explore le potentiel d’une modélisation linguistique théorique, la Grammaire de Construction, pour la formation du traducteur. Développée par Charles. J. Fillmore et Paul Kay (Kay & Fillmore (1999)), elle décrit les systèmes linguistiques en termes de « constructions », c’est-à-dire de couples forme-sens, valables à tous les niveaux d’analyse : lexèmes, phrases, et même textes. Les constructions sont ici conçues comme des modèles à partir desquels seront générés les différents éléments linguistiques (mots, phrases etc.). Elles peuvent être plus ou moins spécifiées, leur degré ultime de spécificité correspondant à des « constructs ». En règle générale, on considère les mots comme des constructions lexicales. A l’heure actuelle, on trouve peu d’études sur le potentiel de la Grammaire de Construction pour la traductologie (hormis l’excellente contribution de Szymańska, 2011, qui expose clairement le potentiel traductologique de ce modèle) et encore moins dans un contexte didactique. Cette modélisation présente pourtant trois avantages majeurs pour la formation du traducteur : 1. Ce modèle non modulaire et non dérivatif abandonne la conception de la langue comme un noyau d’éléments « corrects » ou « normaux » autour duquel gravitent toutes sortes de variétés (sociolectes, xénolectes, idiolectes…) et de variations. Toutes les constructions sont donc incluses dans cette description, ce qui permet à l’enseignant en traduction d’aborder d’un point de vue systématisé des problèmes de traduction fréquents dans la pratique professionnelle, notamment pour la traduction de slogans (publicitaires…) ou, par exemple en traduction audio-visuelle ou de jeux vidéo, des constructions sociolectiques (langage enfantin, langue des jeunes...) 2. Il n’existe pas de constructions synonymes : toute différence dans la forme impliquera une différence sémantique ou pragmatique. Outre la portée inter-linguistique de ce postulat, qui balaye toute idée d’équivalences parfaites entre deux constructions de langues différentes et souligne ainsi l’essence même (et la difficulté) de la traduction, il devient aussi plus clair, pour le futur traducteur, que la recherche monolingue de « synonymes » ou de « paraphrases » dans ses efforts de (re)formulation ne peut s’arrêter à la simple consultation d’un dictionnaire des synonymes, qui ne donne bien souvent pas (ou pas assez précisément) les différences de sens ou d’usage entre les diverses propositions. 3. Découle de ce deuxième aspect un troisième, tout aussi important : la notion même de construction dissout le rapport souvent très présent chez l’étudiant-traducteur entre sens et catégorie grammaticale. Il s’agit ici de prendre du recul par rapport, par exemple, à une phrase, et d’en contempler non plus les divers mots mais les ou la construction(s), et par ce truchement, d’en accéder directement au sens. Ce sens étant partie intégrante des constructions à traduire, l’étudiant-traducteur devra alors chercher dans la langue d’arrivée des constructions dont ce même sens est également partie intégrante. Cette façon de procéder s’affranchit des catégories grammaticales traditionnelles présentes dans le texte de départ et dont l’étudiant-traducteur a, au début, tant de mal à se détacher. On voit donc qu’en incluant de façon systématisée l’aspect sémantique non seulement au niveau lexical, mais aussi syntaxique et textuel, la grammaire de construction constitue un fondement idéal aux enseignements et réflexions dans la formation d’un traducteur. Il convient ici toutefois de proposer une adaptation du concept de construction pour l’enseignement de la traduction, en ajoutant directement au couple forme-sens la troisième dimension fondamentale pour la traduction : l’aspect pragmatique.
Departement: Angewandte Linguistik
Organisational Unit: Institut für Übersetzen und Dolmetschen (IUED)
Publication type: Buchbeitrag / Book Part
Type of review: Peer review (Publikation)
DOI : 10.1515/9783110496604-008
10.21256/zhaw-3562
ISBN: 9783110496604
URI: https://digitalcollection.zhaw.ch/handle/11475/3868
License (according to publishing contract) : CC BY-NC-ND 3.0: Namensnennung - Nicht kommerziell - Keine Bearbeitungen 3.0 Unported
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